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Sylvothérapie : comment faire un bain de forêt en 9 étapes

13/09/2026 · 18 min de lecture

Sylvothérapie : pratiquez le bain de forêt pour souffler cet automne, avec une méthode en 9 étapes, des exercices sensoriels et des conseils de sécurité.

Les premières feuilles roussissent, l'air sent l'humus et la lumière de fin de journée devient rasante : mi-septembre, la forêt entre dans sa saison la plus généreuse. C'est le moment rêvé pour découvrir la sylvothérapie, aussi appelée bain de forêt ou shinrin-yoku. Le principe tient en une phrase : aller en forêt non pas pour marcher vite ou loin, mais pour ralentir, ouvrir ses sens et s'offrir une pause.

Voici comment pratiquer, seul ou accompagné, dans un cadre clair : le bain de forêt est une pratique de bien-être, qui apporte calme et déconnexion sans rien promettre pour la santé.

En bref : pour pratiquer la sylvothérapie, choisissez une forêt proche, coupez votre téléphone et marchez très lentement, de vingt minutes à deux heures, en éveillant vos cinq sens un par un. Asseyez-vous 15 à 20 minutes au même endroit, respirez, puis notez vos ressentis. Aucun objectif de distance : le bain de forêt est une pause, pas une performance.

Qu'est-ce que la sylvothérapie, ou bain de forêt ?

La sylvothérapie consiste à passer du temps en forêt de façon lente et attentive, en portant son attention sur ce que l'on voit, entend, sent et touche. On ne cherche ni à se dépenser, ni à atteindre un point de vue, ni à reconnaître les espèces : on se contente d'être là. Le mot vient du latin silva, la forêt ; malgré son suffixe, il désigne une pratique de bien-être, pas un acte médical.

Le shinrin-yoku, apparu au Japon dans les années 1980

L'expression japonaise shinrin-yoku associe shinrin, la forêt, et yoku, le bain. Elle est apparue au début des années 1980, à l'initiative de l'administration forestière japonaise, qui voulait inviter une population de plus en plus urbaine à retrouver le chemin des bois. L'image du bain est juste : on ne traverse pas la forêt, on s'y immerge. En France, la pratique s'est surtout fait connaître à la fin des années 2010.

Aujourd'hui, de nombreux praticiens en sylvothérapie animent des sorties guidées, en groupe ou en individuel, que vous pouvez réserver en ligne pour une première découverte.

Bain de forêt ou randonnée : quelle différence ?

Même décor, intention opposée :

RandonnéeBain de forêt
RythmeSoutenu et régulierTrès lent, avec de longs arrêts
DistancePlusieurs kilomètres, souvent un objectifSouvent moins de 2 km, aucun objectif
AttentionLe chemin, le dénivelé, le temps de parcoursLes sons, les odeurs, les textures, la lumière
TéléphoneGPS, photos, musiqueEn mode avion, au fond du sac
Sous les arbres, le bain de forêt commence au moment où l'on accepte de ralentir.

Sylvothérapie : quels bienfaits peut-on honnêtement en attendre ?

Ce que décrivent le plus souvent les pratiquants, c'est d'abord un sentiment de calme : le mental ralentit en même temps que le pas. S'y ajoutent l'impression d'une vraie pause, loin des écrans et de la charge mentale, une attention aux sens qui se réveille — on entend soudain des oiseaux jusque-là inaperçus — et une forme de reconnexion au rythme des saisons. Le tout grâce à un rituel simple et gratuit, que vous pouvez refaire seul chaque semaine.

Et la science ? Des recherches existent, surtout au Japon et en Corée, mais elles portent souvent sur de petits groupes et sur des durées courtes. Vous lirez ailleurs des promesses chiffrées sur la tension artérielle, les hormones du stress ou l'immunité, parfois attribuées aux « phytoncides » émis par les arbres. En l'état, rien ne permet de promettre un effet sur la santé, et nous ne le ferons pas : c'est votre propre ressenti qui compte.

Un point de cadre, que nous répéterons : la sylvothérapie ne remplace pas un avis médical. Si vous traversez une période de stress intense, une fatigue qui dure ou un mal-être persistant, parlez-en d'abord à votre médecin. La forêt peut ensuite accompagner votre quotidien, aux côtés de nos méthodes naturelles pour gérer le stress ou de nos repères pour retrouver de la vitalité au quotidien.

À retenir : le bain de forêt offre un temps de calme, de pause et d'attention aux sens. Les études disponibles portent souvent sur de petits groupes : aucun effet sur la santé ne peut être promis. La sylvothérapie ne remplace pas un avis médical, ni un suivi en cours.

Comment pratiquer la sylvothérapie seul ? La méthode en 9 étapes

Nul besoin de matériel ni de forêt exceptionnelle : cette méthode est pensée pour une première sortie d'environ deux heures, facile à raccourcir.

Étape 1 : choisir une forêt proche

La meilleure forêt pour un bain de forêt est la plus proche de chez vous. Les grands massifs font rêver — les rochers de Fontainebleau, les légendes de Brocéliande, les chênes de Tronçais, les sapins des Vosges — mais un bois à quinze minutes, où vous reviendrez souvent, vaut mieux qu'une forêt mythique visitée une fois par an. Choisissez un lieu où vous vous sentez en sécurité, avec des chemins faciles et un endroit où s'asseoir.

Étape 2 : poser une intention simple

À l'orée du bois, formulez en quelques mots ce que vous venez chercher : « souffler », « écouter », « ne rien faire pendant une heure ». Ce n'est pas un objectif à atteindre, plutôt une boussole pour revenir au présent quand l'esprit file vers la liste de courses.

Étape 3 : couper le téléphone

Mode avion, sons coupés, téléphone au fond du sac : gardez-le chargé pour les urgences, mais renoncez aux photos, aux podcasts et au podomètre. C'est l'étape qui change le plus l'expérience : sans écran, l'attention n'a plus d'autre endroit où aller que la forêt.

Étape 4 : franchir le seuil et ralentir

Arrêtez-vous à l'entrée du bois et prenez trois respirations. Puis divisez votre vitesse par deux ou par trois : mettez dix minutes pour parcourir ce que vous feriez d'habitude en trois. Cette lenteur paraît d'abord artificielle, puis devient naturelle au bout d'un quart d'heure, et c'est souvent là que les pensées qui tournaient en boucle se desserrent. Si vous avez tendance à ressasser, notre guide pour arrêter de ruminer propose d'autres pistes.

Étape 5 : éveiller les cinq sens, un par un

C'est le cœur de la pratique : explorez un sens après l'autre, deux à cinq minutes chacun.

  • La vue : alternez regard large et regard proche. Contemplez la lumière entre les troncs et les nuances de vert, d'ocre et de cuivre, puis approchez-vous d'un détail, comme les nervures d'une feuille.
  • L'ouïe : fermez les yeux si vous vous sentez en sécurité. Repérez le son le plus lointain, puis le plus proche, puis ceux d'entre les deux : vent dans les cimes, oiseaux, feuilles qui craquent.
  • L'odorat : respirez la terre humide, les feuilles mortes, la résine d'un pin, et froissez une feuille tombée entre vos doigts.
  • Le toucher : posez la main sur une mousse, une pierre froide, l'écorce lisse d'un hêtre puis celle, rugueuse, d'un chêne. Sentez le sol sous vos semelles.
  • Le goût : le sens à manier avec prudence. Ne goûtez rien de ce que vous trouvez, ni baie, ni plante, ni champignon ; savourez plutôt une gorgée d'eau ou d'une boisson chaude apportée de chez vous.

Étape 6 : respirer avec la forêt

Laissez votre souffle ralentir de lui-même, ou comptez : inspirer sur quatre temps, expirer sur six, pendant deux ou trois minutes, sans jamais forcer. En cas d'inconfort ou de vertige, revenez à une respiration naturelle. Les praticiens en respiration consciente enseignent des exercices simples, faciles à emporter sous les arbres.

Étape 7 : s'asseoir 15 à 20 minutes au même endroit

Choisissez un coin qui vous attire, installez-vous sur une assise isolante et restez-y quinze à vingt minutes, immobile et silencieux. D'abord, rien ne se passe. Puis la forêt, qui s'était tue à votre arrivée, reprend son activité : un rouge-gorge se pose, une feuille tournoie jusqu'au sol. Quand l'esprit vagabonde, ramenez-le doucement vers un son ou une sensation, sans vous juger : c'est le geste même de la méditation, dont notre guide pour commencer la méditation donne les bases.

Étape 8 (en option) : toucher l'écorce ou s'adosser à un arbre

Personne ne vous oblige à enlacer un arbre. Mais poser la paume sur une écorce, ou s'adosser quelques minutes à un tronc solide, les yeux mi-clos, est un geste que beaucoup apprécient : le dos est soutenu, le corps se relâche. Choisissez un arbre robuste, sans branche morte au-dessus de vous ni gros champignons à sa base, signe fréquent de bois fragilisé.

Étape 9 : noter ses ressentis et revenir progressivement

Avant de partir, écrivez trois lignes dans un carnet : ce que vous avez remarqué, ce que vous ressentez, un détail à garder. Au fil des sorties, ces notes montrent ce qui vous fait du bien. Puis revenez en douceur : ne rallumez pas le téléphone dès la lisière et évitez d'enchaîner aussitôt avec les courses. C'est aussi un bon entraînement pour apprendre à lâcher prise.

Combien de temps doit durer un bain de forêt ?

Les guides recommandent souvent environ deux heures : le temps de vraiment ralentir, de dépasser le moment où l'on trouve le temps long et de profiter d'une longue pause assise. Mais vingt minutes dans un parc ou un bois suffisent déjà à marquer une vraie coupure dans la journée.

Côté fréquence, la régularité compte plus que l'intensité. Aucune durée idéale n'a été établie, mais une sortie courte chaque semaine installe une habitude, là où une grande journée par an reste une parenthèse.

FormatDuréePour quand
Micro-pause verte15 à 20 minParc, square, arbre de quartierPause déjeuner, journée chargée
Bain de forêt court45 min à 1 hBois proche de chez vousRituel hebdomadaire
Bain de forêt completEnviron 2 hForêt calme, chemins facilesWeek-end, besoin de décrocher
Sortie guidée2 à 3 hLieu choisi par le guidePremière découverte

Quels exercices sensoriels essayer pendant un bain de forêt ?

Choisissez-en deux ou trois par sortie, et gardez ceux qui vous parlent.

  • La carte des sons (5 minutes). Assis, yeux fermés, levez un doigt à chaque son nouveau et situez-le : devant, derrière, en hauteur, au ras du sol. La carte sonore du lieu se révèle souvent bien plus riche que prévu.
  • Le regard panoramique (3 minutes). Fixez un point devant vous puis, sans bouger les yeux, élargissez votre champ de vision jusqu'à percevoir les mouvements sur les côtés. Beaucoup trouvent cette vision large apaisante.
  • Le 5-4-3-2-1 de la forêt (5 minutes). Nommez intérieurement cinq choses que vous voyez, quatre que vous entendez, trois que vous pouvez toucher, deux que vous sentez, puis terminez par une respiration lente. Idéal quand les pensées s'emballent.
  • Le mètre carré (10 minutes). Accroupi ou assis, observez un carré de sol d'un mètre de côté comme à la loupe : mousses, glands, faînes, fourmis, filaments blancs sous les feuilles. Un monde entier tient dans ce petit espace.
  • La palette d'automne (10 minutes). Ramassez sept à dix feuilles déjà tombées et rangez-les du vert au brun sur une souche. Observez les dégradés, puis laissez la palette sur place.
  • L'arbre compagnon (15 minutes). Observez un arbre à trois distances : de loin, sa silhouette ; à quelques pas, son écorce ; de tout près, ses lichens et les petites vies qui l'habitent. Revenez le voir à chaque sortie : il deviendra votre repère au fil des saisons.
Assis au même endroit une vingtaine de minutes, on laisse la forêt reprendre vie autour de soi.

Pourquoi l'automne est-il idéal pour un bain de forêt ?

L'automne coche beaucoup de cases pour débuter. Les couleurs changent de semaine en semaine, les odeurs de terre mouillée et de bois humide sont plus présentes, et la lumière rasante dessine des rayons entre les troncs. Côté sons, le craquement des feuilles et, dans certains massifs, le brame du cerf en septembre et octobre offrent une matière d'écoute rare, à savourer de loin, sur les chemins, sans approcher les animaux. Les températures douces invitent enfin à rester longtemps dehors.

Cette saison demande aussi quelques précautions concrètes.

Période de chasse : se renseigner avant de partir

La chasse bat son plein à l'automne, et beaucoup de forêts ouvertes au public sont aussi des territoires de chasse. Les jours de battue varient d'un massif à l'autre : renseignez-vous auprès de la mairie, de l'ONF (Office national des forêts) pour les forêts publiques, ou fiez-vous aux panneaux posés aux entrées. Sur place, portez des couleurs vives (orange, rouge, jaune), restez sur les chemins et signalez-vous à la voix si vous apercevez des chasseurs. Si une battue est annoncée, changez simplement de forêt ce jour-là.

Champignons : regarder, sentir, ne rien manger

C'est aussi la saison des champignons, et chaque année des intoxications sont liées à des confusions entre espèces comestibles et toxiques. Pendant un bain de forêt, observez sans cueillir. Si vous ramassez malgré tout, ne consommez rien sans vérification par un pharmacien ou un mycologue ; en cas de malaise après un repas de cueillette, appelez sans attendre le 15 ou un centre antipoison.

Tiques : se couvrir et s'inspecter au retour

Les tiques restent actives à l'automne, surtout par temps doux et humide. Portez des vêtements couvrants et clairs, rentrez le bas du pantalon dans les chaussettes et évitez les herbes hautes. Au retour, inspectez-vous attentivement : plis des genoux, aine, aisselles, nombril, et cuir chevelu chez les enfants. Retirez une tique au plus vite avec un tire-tique, sans appliquer de produit avant, puis désinfectez. Surveillez la zone plusieurs semaines et consultez un médecin si une rougeur s'étend autour de la piqûre.

Météo, vent et tombée de la nuit

Par vent fort, renoncez : des branches peuvent tomber, parfois plusieurs jours après une tempête, et certains parcs et massifs ferment leurs accès en cas d'alerte. La pluie fine, elle, n'empêche rien avec une bonne veste. Et la nuit tombe de plus en plus tôt, surtout après le passage à l'heure d'hiver fin octobre : prévoyez de ressortir du bois bien avant le coucher du soleil.

Prévenir un proche et respecter la forêt

Si vous partez seul, prévenez un proche de votre itinéraire et de votre heure de retour. Et respectez le lieu : restez sur les sentiers, ne faites pas de feu, remportez vos déchets, suivez les règles de cueillette, tenez votre chien en laisse quand c'est demandé et laissez la faune tranquille.

Check-list du bain de forêt d'automne : vérifier les jours de chasse (mairie, ONF, panneaux) et la météo ; prévenir un proche ; porter des couleurs vives et des vêtements couvrants ; emporter de l'eau, une couche chaude, un coupe-vent, une assise isolante, un carnet, un tire-tique et un téléphone chargé en mode avion ; ressortir avant la nuit ; s'inspecter au retour.

Comment se déroule un bain de forêt guidé ?

Pour une première fois, être accompagné rassure et donne des repères à réutiliser seul. Un bain de forêt guidé réunit généralement un petit groupe, souvent de six à douze personnes, pour deux à trois heures sur un ou deux kilomètres au plus. Le déroulé type :

  1. L'accueil : programme, consignes de sécurité et cadre ; chaque proposition peut être déclinée.
  2. L'entrée dans la forêt : quelques minutes de silence, parfois une respiration commune.
  3. Les invitations sensorielles : des exercices courts pour écouter, observer, toucher, marcher lentement. On parle d'invitations, jamais de consignes.
  4. Le temps seul : chacun s'installe à l'écart quinze à vingt minutes, dans un coin de son choix.
  5. Le partage : ceux qui le souhaitent disent ce qu'ils ont remarqué ; personne n'est obligé de parler.
  6. La clôture : souvent une boisson chaude partagée, avant un retour tranquille.

Combien coûte un bain de forêt guidé ?

Les tarifs varient selon la région, la durée, la taille du groupe et l'expérience du guide. À titre indicatif :

FormatDurée habituelleTarif indicatif
Sortie collective2 à 3 h20 à 45 € par personne
Séance individuelle1 h 30 à 2 h50 à 90 €

La sortie collective est une porte d'entrée abordable ; la séance individuelle offre un rythme sur mesure. Ces sorties relèvent du bien-être et ne sont pas prises en charge par l'Assurance maladie.

Comment choisir son guide de bain de forêt ?

Il n'existe pas de diplôme d'État propre au bain de forêt, et les formations privées varient beaucoup. Quelques critères aident à faire le tri :

  • Un discours sobre, centré sur la détente, les sens et la nature, sans promesse de résultat ;
  • La transparence sur sa formation et son expérience ;
  • La connaissance du terrain : jours de chasse, chemins de repli, plan B en cas de mauvais temps ;
  • La sécurité : formation aux premiers secours, assurance responsabilité civile professionnelle ;
  • Une taille de groupe annoncée et un parcours adaptable si vous marchez difficilement ;
  • Un tarif clair et des avis d'anciens participants.

Sur Soindispo, vous pouvez comparer les guides en sylvothérapie près de chez vous, consulter leurs prestations et leurs tarifs, puis réserver votre sortie en ligne en quelques clics.

Un bon guide propose des invitations, jamais des obligations, et reste sobre sur ce qu'il promet.

Peut-on faire un bain de forêt en ville ?

Oui, en version courte : l'essentiel — ralentir, ouvrir ses sens, faire une pause sans écran — se transpose très bien dans un parc, au bord d'une rivière ou au pied d'un arbre de quartier. Un micro-bain de forêt de vingt minutes peut ressembler à ceci :

  1. 2 minutes pour arriver : téléphone en mode avion, trois respirations lentes ;
  2. 5 minutes de marche très lente sous les arbres, en observant la lumière et les couleurs ;
  3. 10 minutes assis face à un arbre : écouter les oiseaux derrière le bruit de la ville, regarder les feuilles bouger ;
  4. 3 minutes pour noter une sensation ou un détail avant de repartir.

Une idée pour cet automne : adoptez un arbre près de chez vous ou de votre travail et rendez-lui visite chaque semaine. Vous le verrez jaunir, se dénuder puis former ses bourgeons d'hiver. Les parcs accueillent aussi des cours de qi gong en plein air, une pratique lente et attentive, et une séance de relaxation peut prendre le relais les jours où sortir est impossible.

Comment associer bain de forêt, méditation, respiration ou sophrologie ?

La sylvothérapie se marie naturellement avec les pratiques qui cultivent l'attention et la détente. Les combiner permet de prolonger en semaine ce que vous vivez en forêt le week-end.

  • Avec la méditation : le bain de forêt ressemble à une méditation les yeux ouverts. Quelques minutes de méditation chez soi aident à retrouver plus vite cet état sous les arbres, et beaucoup de débutants trouvent la nature plus facile à suivre que le silence d'une chambre.
  • Avec la respiration : la forêt offre un cadre idéal pour les exercices de respiration lente appris en séance, sans jamais forcer.
  • Avec la sophrologie : elle associe respiration, détente musculaire et visualisation. Un sophrologue peut vous transmettre des exercices à refaire assis contre un tronc ou chez vous les jours de pluie : vous pouvez réserver une séance de sophrologie près de chez vous.
  • Avec l'écoute sonore : quand l'hiver rend la forêt moins accueillante, le bain sonore aux bols tibétains propose une autre forme d'écoute profonde, à l'abri.

Ces pratiques se complètent sans se substituer à un suivi : si le stress, l'anxiété ou les ruminations prennent trop de place, parlez-en à un médecin. Ni la sylvothérapie ni les autres approches de bien-être ne remplacent un avis médical.

Quelles erreurs éviter quand on débute la sylvothérapie ?

  • Marcher trop vite, trop loin. Cinq kilomètres avalés, c'est une belle randonnée, pas un bain de forêt.
  • Attendre une révélation. Certaines sorties sont marquantes, d'autres simplement paisibles ; aucune n'est ratée.
  • Partir sans se renseigner. Jours de chasse, météo, heure du coucher du soleil : trois vérifications qui prennent deux minutes.
  • Cueillir et goûter. Baies et champignons se regardent ; rien ne se consomme sans l'avis d'un pharmacien ou d'un mycologue.
  • Se forcer. Enlacer un arbre, fermer les yeux, partager ses ressentis en groupe : si une proposition vous met mal à l'aise, passez-la.
  • Demander à la forêt ce qu'elle ne peut pas donner. La sylvothérapie ne remplace pas un avis médical : c'est un moment de bien-être, pas une réponse à un problème de santé.

Quels signaux d'alerte doivent vous faire fuir un guide ou un stage ?

La plupart des guides sont des passionnés sérieux, mais des dérives existent, comme partout dans le bien-être. Méfiez-vous de ces signaux :

  • Des promesses de guérison ou de résultats sur une maladie : aucun bain de forêt ne peut les tenir ;
  • Une incitation à arrêter ou à espacer un traitement, ou à se passer de son médecin : c'est une raison suffisante pour partir ;
  • L'urgence : « dernières places », pression pour payer un stage le jour même ;
  • Des sommes qui gonflent : un premier atelier abordable, puis des cycles et des séjours de plus en plus chers, présentés comme indispensables ;
  • L'isolement : un discours qui dénigre vos proches ou présente le groupe comme le seul à vous comprendre ;
  • Des chiffres invérifiables sur ce que la forêt ferait à votre organisme.

Au moindre doute, prenez le temps, parlez-en à un proche et gardez l'essentiel en tête : la sylvothérapie ne remplace pas un avis médical. En cas de suspicion de dérive sectaire, vous pouvez signaler la situation à la Miviludes.

Prêt pour votre premier bain de forêt cet automne ?

La sylvothérapie n'a rien de compliqué : une forêt proche, un téléphone éteint, un pas ralenti, des sens en éveil, un moment assis, quelques lignes dans un carnet. L'automne est la saison idéale pour commencer, en prenant les précautions de saison et en gardant à l'esprit que le bain de forêt accompagne votre bien-être sans jamais remplacer un avis médical.

Commencez petit : vingt minutes dans le parc le plus proche cette semaine, puis deux heures en forêt un week-end d'octobre. Et si vous préférez être guidé pour votre première sortie, ou prolonger ce calme avec la méditation, la respiration ou la sophrologie, trouvez un praticien près de chez vous et réservez votre séance sur Soindispo. Quelques clics suffisent pour offrir à votre automne un vrai rendez-vous avec la forêt.

Questions fréquentes

Faut-il enlacer les arbres pour faire de la sylvothérapie ?

Non. L'image de la personne qui serre un tronc dans ses bras colle à la sylvothérapie, mais ce n'est qu'une option, et beaucoup de pratiquants ne le font jamais. Poser la main sur une écorce, s'adosser à un arbre ou simplement l'observer suffit largement. Le bain de forêt repose sur la lenteur et l'attention aux sens, pas sur un geste imposé.

Peut-on faire un bain de forêt avec des enfants ?

Oui, et beaucoup d'enfants s'y prêtent très bien si l'on adapte le format : 30 minutes à 1 heure, avec des jeux sensoriels comme la carte des sons, la palette de feuilles ou l'observation d'un mètre carré de sol. Gardez-les à vue, rappelez-leur de ne rien porter à la bouche et inspectez-les au retour, cuir chevelu et plis compris, à cause des tiques. Certains guides proposent des sorties pensées pour les familles.

Peut-on pratiquer la sylvothérapie quand il pleut ?

Oui, par pluie fine et sans vent, avec une veste imperméable, de bonnes chaussures et une assise isolante. La forêt mouillée offre même une expérience à part : odeurs plus intenses, bruit des gouttes sur les feuilles, lumière tamisée. Renoncez en revanche par vent fort, orage ou vigilance météo, car les chutes de branches sont un danger réel.

La sylvothérapie est-elle reconnue scientifiquement ?

Des études ont été menées, surtout au Japon et en Corée, et le sujet intéresse les chercheurs. Mais elles portent souvent sur de petits groupes et sur des durées courtes : elles ne permettent pas d'affirmer un effet sur la santé. La sylvothérapie reste une pratique de bien-être, appréciée pour le calme et la déconnexion qu'elle procure, et elle ne remplace pas un avis médical.

Peut-on faire un bain de forêt quand on a un problème de santé ?

Le plus souvent, oui : il s'agit de marche lente et de moments assis. Demandez toutefois l'avis de votre médecin si vous marchez difficilement, si vous vivez avec une maladie chronique, de fortes allergies ou si vous êtes enceinte, et prévenez le guide avant une sortie accompagnée pour qu'il adapte le parcours. Le bain de forêt accompagne votre bien-être, il ne remplace pas un avis médical ni un suivi en cours.

Faut-il un diplôme pour animer des bains de forêt ?

Il n'existe pas de diplôme d'État propre au bain de forêt : les formations de guide sont privées et très variables. Une formation sérieuse, une bonne connaissance du milieu forestier, les premiers secours et une assurance responsabilité civile professionnelle restent vivement recommandés, et des règles d'encadrement spécifiques peuvent s'appliquer selon le terrain, en montagne par exemple. Si vous animez déjà des bains de forêt, vous pouvez créer gratuitement votre fiche sur Soindispo pour être trouvé par les personnes qui cherchent un guide près de chez elles.

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